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Haïti - Politique : Intervention du Premier Ministre à la Tribune de l’ONU (vidéo discours)


Haïti - Politique : Intervention du Premier Ministre à la Tribune de l’ONU (vidéo discours)

Vendredi 25 septembre 2026, à la tribune de la 81e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, le Premier Ministre d’Haïti Alix Didier Fils-Aimé a résumé le difficile équilibre sur lequel repose sa stratégie : appeler à davantage de soutien international tout en promettant de rendre à l’État haïtien les moyens d’assurer seul sa sécurité soulignant « Haïti ne demande pas au monde de la sauver. L'île des Caraïbes lui demande de l’aider à se sauver elle-même. »

Il a exprimé la gratitude d’Haïti à ses partenaires, notamment les Nations Unies, les États-Unis, le Canada, la France, le Mexique, la CARICOM, l’OEA et l’Union européenne tout en appelant au plein déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG)

Haïti appelle le monde « à se tenir à ses côtés pendant qu’elle reprend en main son destin », a déclaré le Premier Ministre. Une ambition qui se heurte à une réalité autrement brutale : les gangs contrôlent encore l’immense majorité de Port-au-Prince et ses axes stratégiques, tandis que la violence gagne des régions longtemps relativement épargnées.

Les opérations menées dans la capitale haïtienne produisent certains résultats sans parvenir à briser la dynamique des gangs. La pression exercée à Port-au-Prince semble avoir poussé certains groupes vers des zones où l’État est encore moins présent. Le phénomène a été observé jusque dans le Sud du pays : à mesure que les forces de sécurité tentent de reprendre des quartiers de la capitale, une partie de la violence se déplace.

Pour Fils-Aimé, la réponse passe d’abord par le renforcement des forces haïtiennes, afin que le pays puisse progressivement assurer lui-même sa sécurité. Plus de 2,000 policiers ont déjà achevé leur formation, un chiffre qu’il espère prochainement doubler, tandis que les rangs de l’armée ont grossi de 1,500 nouvelles recrues. Le Gouvernement entend désormais former 15,000 soldats supplémentaires au cours des trois prochaines années. « La sécurité d’Haïti à terme doit reposer sur les capacités de l’État haïtien », a-t-il insisté.

Mais le Premier Ministre réclame simultanément le renouvellement du mandat de la Force de Répression des Gangs (FRG), approuvée par le Conseil de sécurité en septembre 2025, jusqu’à 5,500 policiers et militaires, pour succéder à la précédente mission multinationale dirigée par le Kenya qui n’avait jamais atteint les effectifs escomptés. Mais la FRG est encore très loin de ses 5,500 hommes « Un mandat ne suffit pas. Il faut des effectifs. Il faut les moyens. Il faut la détermination d’aller jusqu’au bout », a insisté le Premier Ministre.

L’autre front se trouve hors d’Haïti. Les armes qui alimentent les gangs sont importées clandestinement, malgré l’embargo international. « Les armes qui tuent les Haïtiens […] ne sont pas produites en Haïti », a rappelé Fils-Aimé appelant au démantèlement des réseaux qui approvisionnent les groupes criminels.

Cette reconquête doit servir un objectif politique : l’organisation des premières élections nationales depuis 2016. Le premier tour de la présidentielle et des législatives est annoncé pour le 13 décembre, si la situation sécuritaire le permet.

Il assure que la transition actuelle « prendra fin par un bulletin de vote dans les urnes ». Rappelant que 2 pôles judiciaires spécialisés ont été créés et de nouveaux codes pénal et de procédure pénale doivent entrer en vigueur le 1er janvier 2027. Sécurité, justice et élections sont ainsi présentées comme les trois pièces d’une même reconstruction de l’État.

Reste l’économie. Fils-Aimé veut faire passer son pays « de l’aide à l’investissement, de l’assistance à la production, de la dépendance aux partenariats ». Là encore, l’ambition se heurte à l’urgence. Environ 6,4 millions d’Haïtiens ont besoin d’une aide humanitaire et près de 1,5 million ont été déplacés.

C’est toute la difficulté du pari présenté à New York. Construire un État capable de se passer progressivement de l’assistance extérieure alors que sa survie immédiate en dépend encore. « Nous avons prouvé au monde que la liberté était possible », a conclu Fils-Aimé. Plus de deux siècles après l’indépendance, c’est désormais la capacité de l’État à reconquérir son propre territoire qu’Haïti doit démontrer.

HL/ HaïtiLibre



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Homme-de-Jacmel
Posté le 26/09/2026 15:37:23
Depuis 1987, je ressens une profonde frustration envers nos dirigeants. Ils sont incapables de demander quoi que ce soit car ils vivent de l'aide internationale.C'est toujours le même refrain : la sécurité, les sacs de riz, l'agriculture et la bonne gouvernance. Ils exigent la même chose de tous les pays : sécurité, gouvernance, agriculture, etc., comme s'il s'agissait d'exigences communes adressées à tous : les Bahamas, le Brésil, le Mexique, le Chili ; comme si tous les pays avaient la même capacité de contribution, sans aucune distinction. Il est impossible pour les Bahamas de fournir une aide équivalente à celle du Brésil, du Mexique ou du Chili, pays d'une telle immensité. Les grandes puissances et grands pays comme la Chine, la France, la Norvège, la Turquie, la Russie, Espana,etc., ne demandent absolument rien. Le seul refrain absurde qu'il profère lorsqu'il parle d'îlots, de minuscules îles, de mini-pays, plus petits que La Gonâve ou l'Île-à-Vaches, il le prononce avec une révérence obséquieuse, comme celle d'un flatteur, en disant : les hautes personnalités éminentes de la CARICOM, de Restavek Total, et même les plus hautes sphères du pays le répètent les unes après les autres. Hélas !
 




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