Haïti - Justice : 6 mois après l’assassinat du Président Moïse la police judiciaire fait état de blocages
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) constate dans un rapport très détaillé que 6 mois après l’assassinat du Président Jovenel Moïse, il n’y a « aucun supplément d’enquête de police judiciaire, aucune instruction judiciaire » et fait état d'une série de blocages de l'enquête menée par la police judiciaire.
De plus, en septembre 2021, les enquêteurs qui avaient travaillé sur l’enquête ont été convoqués par l’Inspection Générale de la PNH qui leur a posé des questions spécifiques relatives à leur travail, dans l’objectif évident de les intimider. Ces comportements constituaient en fait des actes de blocage.
L’enquête de police judiciaire ne s’est jamais étendue aux institutions bancaires. Pourtant, il reste un fait que des transactions ont été réalisées et qu’au moins deux institutions bancaires haïtiennes ont été utilisées pour le transfert et la circulation de montants très important, en provenance des Etats-Unis vers Haïti. L’information a été confirmée par la FBI. Néanmoins, la DCPJ n’a jamais autorisé ses enquêteurs à approfondir cet aspect de l’enquête qui aurait pourtant aidé à identifier ceux qui ont payé pour le crime.
Aujourd’hui, la DCPJ ne mène aucune enquête supplémentaire et aucun rapport définitif relatif à l’assassinat de Jovenel MOÏSE n’est en cours d’élaboration.
Le rapport du RNDDH déplore l'inexistence d'une instruction judiciaire. Le rapport souligne
Que l’instruction judiciaire menée par le magistrat Garry Orelien https://www.haitilibre.com/article-34567-haiti-flash-nouveau-juge-d-instruction-dans-l-assassinat-du-president-moise.html « patauge car, seules quelques rares auditions et un transport sur les lieux du crime à grands renforts de publicité, ont été réalisés. Il ne s’agit pas d’une surprise dans la mesure où, dès sa désignation, les capacités du magistrat instructeur à mener à bien une telle enquête, avaient été remises en question. »
Le magistrat, par conséquent, aurait dû se rendre compte de la complexité d’un tel dossier et octroyer commission rogatoire à la DCPJ pour approfondir ses investigations et fournir à la chambre criminelle, d’autres éléments cruciaux qui auraient pu aider à la manifestation de la vérité. Cependant, ceci n’a pas été fait. »
Par ailleurs, au lieu de mener l’enquête pour laquelle il a été désigné, le magistrat Garry Orelien et son greffier Elysée Cadet intimident et menacent des personnes indexées dans ce dossier pour avoir à un moment ou à un autre entretenu un lien, aussi ténu qu’il fût, avec les présumés assassins de Jovenel Moïse
Jaguar
Posté le 11/01/2022 08:18:53
Ces blocages de l'enquete, ce n'est pas etonnant, peuvent etre dus a l'influence des mafieux et des assassins qui se sont empare de l'appareil judiciaire, et surtout si dans cette affaire, il y a des "Zotobres" suspectes dans ce "presidenticide". Pour ce genre de crime politico-mafieux, le TPI (tribunal penal international) etant qualifie et disponible, donc il faut y transferer le dossier pour etre pris en charge par des elements competents et non des des juges et commissaires de pacotille afin que la verite sorte du puits.